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 La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron

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Aaron Campbell

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Messages : 43
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MessageSujet: La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron   Ven 18 Juin - 19:04



(c) LIL'

♣️ AARON JACOB CAMPBELL ♣️
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J'ai actuellement 21ans, j'habite à San Francisco depuis 2 ans. Je suis célibataire. Je suis né le 31 décembre 1986. Je fais des études de musique et je suis pianiste dans un piano bar. Si on me demande dans quelle classe sociale je suis je répondrais : pauvre.
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QU'EST-CE QUI A FAIT, DANS TA VIE, QUE TU SOIS UN FUCKER OU UN FUCKED ? Je suis fils unique, enfant heureux de deux stylistes new-yorkais. Mes parents avaient une passion : la mer. Ils m’emmenaient régulièrement sur leur petit voilier, un modeste bateau où il y faisait bon vivre et où j’ai passé une grande partie de mes vacances. Mes parents n’aimaient pas beaucoup vivre à la ville, alors, dès qu’ils le pouvaient, ils s’évadaient en mer. Et un jour, ils ne sont jamais revenus. Je les ai cherchés pendant des heures, des jours, des semaines, des mois… J’ai fait des pieds et des mains pour les retrouver, j’ai envoyé des plongeurs fouiller aux abords de l’endroit où on avait retrouvé la carcasse de leur bateau, j’ai fais le tour de tous les hôpitaux, des morgues, il m’est même arrivé une fois de prier, mais je ne les ai jamais retrouvés. La tempête qui a éclaté par surprise ce jour-là a eu raison d’eux.
Depuis je suis devenu un sale con, ou presque. Je ne fais de mal à personne, je suis trop bien éduqué pour cela. Non, je me fais du mal à moi-même, me noie dans l’alcool, me bousille le cerveau au cannabis, me détruit les poumons à coups de Philip Morris… Je me venge de cette disparition en me détruisant dès que je le peux. Pour fêter la fin des examens, l’anniversaire d’un pote, l’enterrement de vie de garçon d’un ami… J’ai tenu ce rythme longtemps, plusieurs mois, jusqu’à ce que je me fasse arrêter pour ivresse sur la voie publique. Cette histoire m’a calmée, je me suis rendu compte que c’était vraiment trop con de me détruire comme ça, et que ça n’arrangeait rien. Et puis j’ai eu honte. Parce que vous ne pouvez pas imaginer ce que ça fait de voir votre grand-mère de quatre-vingt ans venir vous chercher au commissariat, votre mémé qui place tous ses espoirs en vous, cette mamie qui a vu son fils mourir et maintenant son petit-fils dépérir. Alors j’ai voulu changer d’air, et je suis allé m’installer à San Francisco. J’avais dix-huit ans, je n’étais même pas majeur et orphelin… Je suis parti sur un coup de tête et j’ai fais mes adieux à ma grand-mère qui tentait vainement de me donner un soupçon d’éducation. Je n’ai rien pris d’autre que cinquante dollars et mon violoncelle. Car oui, vous ne le saviez peut-être pas, mais je suis un petit miracle de la musique, je joue comme je respire, je suis un passionné qui n’a désormais plus que ça dans sa triste vie.
Il est sept heures du matin, je viens d’arriver à San Francisco après trois jours de stop. Je suis claqué, et la seule chose dont j’ai envie, c’est dormir. Mais le seul hôtel où il reste de la place coûte quarante-cinq dollars la nuit. Tant pis, je prends. Et voilà, si on compte le sandwich que j’ai acheté sur la route la veille, je n’ai plus une tune. Plus rien. Alors la deuxième nuit, je dors dehors. C’est l’été mais la nuit, je meurs de froid. Et je me promets de ne plus jamais repasser une nuit dehors. Je n’ai pas dormi de la nuit, de peur qu’on me vole la seule chose qu’il me reste encore : mon violoncelle. Je n’avais rien à damer, juste la trouille, parce que oui, quand tu dors dehors, t’as beaux faire un mètre quatre-vingt huit, t’as peur, et t’y peux rien. Parce que tant que t’as pas essayé, tu peux savoir ce que c’est que d’être sans domicile, de te dire que t’as pas de maison et que si tu trouve pas rapidement une solution, tu vas finir comme ce mec là-bas, qui s’est pas lavé depuis trois semaines et fait les poubelles toute la journée pour trouver de quoi bouffer. Alors moi, j’ai pris les choses en main, et j’ai trouvé une solution. Au bout d’une semaine dehors, sans dormir ni manger, j’ai défoncé la première porte qui me passait sous la main et j’ai dormi dans ce beau loft, à même le sol. J’étais persuadé qu’on viendrait me déloger fissa, mais non, personne n’est venu. Ni le lendemain. Ni le surlendemain. Alors je suis resté. Et je suis devenu ce qu’on appelle vulgairement un squatteur. Oui, moi, Aaran Campell, fils de respectables américains, moi, je suis un baiseur, un bâtard qui profite de la richesse d’un autre. Et je vous emmerde.


AS-TU DEJA ETE DE L'AUTRE COTE ? Quand j’étais petit, je ne me laissais jamais faire. Jamais. Bien trop fier pour cela, et un peu orgueilleux, aussi. J’étais gentil, mais il ne fallait pas me chercher, et si tu avais le malheur de te moquer de moi parce que j’aimais la musique classique et que je jouais du violoncelle, alors là ça ne rigolait plus du tout, et il ne valait mieux pas que tu restes là. Depuis ça n’a pas vraiment changé, je suis toujours aussi persévérant, teigneux, même. Mais ça, c’est une chose qui m’a servie, à mon arrivée à San Francisco. J’avais la trouille, j’avais faim, j’étais crevée, mais je n’ai rien lâché, parce que je savais que si je baissais les bras, je n’en avais plus pour longtemps. Il me fallait bosser, mais je n’avais aucun moyen de trouver du boulot sans CV, sans tenue correcte et avec ces cernes que je me traînais depuis une semaine. Alors j’ai fais la seule chose que je savais faire : jouer de la musique. C’était un SDF que je n’arrêtais de croiser, et qui créchait dans le même parc tous les jours qui m’avait soufflé l’idée. Il m’avait dit en rigolant : « Ben t’as qu’à jouer de ton truc, là… ». Et moi comme un con je m’étais énervé, je ne suis pas un clochard, merde ! Je ne vais pas faire la manche, je n’en suis pas encore arriver à là, si ?! Et ben figurez-vous que finalement, je l’ai écouté, ce mec… J’ai ravalé mon orgueil et j’ai déballé mon violoncelle à quelques mètres de la bouche de métro. C’est à ce moment que j’ai pris conscience que les gens étaient vraiment des bâtards, des sales rats sans la moindre once de pitié, mais qu’importe, cette expérience m’a aussi permis de me rendre compte que si tu voulais t’en sortir, parfois, il fallait oublier sa fierté.
Alors oui, je sais ce que vous allez dire : ce mec croit qu’il va nous apprendre la vie parce qu’il est resté huit jours dehors. Et bien non, je ne vais pas vous apprendre la vie du haut de mes vingt-deux ans, simplement vous rappeler que la frontière est mince entre baiseurs et baisés, et que j’ai en moi quelques petites choses qui font que je suis autant baiseur que baisé.

MEPRISES-TU LES FUCKED ? Je ne me permettrais pas, surtout que, je ne le dirais jamais assez, la frontière est mince. Ce qui me plairait, par contre, ce serait de dire à un de ces putains de fucked de se bouger le cul une bonne fois pour toute, de prendre ce con qui leur fait des misères depuis deux mois entre quatre yeux et de lui dire très clairement « Dégage, tu me fais chier et tu ne vaut pas mieux que moi ». En bref, ce que je voudrais, c’est que justement il n’y est plus baiseurs et baisés, mais des gens. Tous mélangés, tous différents. Des gens. En attendant je me contente de défendre ces gosses qui se font racketter leurs goûters ou ces nanas que des gros porcs matent sans retenue et sifflent dans la rue. Ca m’a déjà valu trois points de suture, d’ailleurs, ces conneries de vouloir jouer aux héros.

VIS-TU UNE HISTOIRE D'AMOUR A LA ROMEO&JULIET AVEC UNE PERSONNE DE L'AUTRE GROUPE ? Depuis que je suis arrivé ici, je n’ai qu’un seul objectif, m’en sortir du mieux que je peux. Alors depuis mon arrivée ça va beaucoup mieux, j’ai un toit sur la tête, même s’il n’est pas à moi, j’ai arrêté de jouer dans le métro pour me perfectionner dans un vrai conservatoire, j’ai passé le concours pour le San Francisco Conservatory Of Music, que j’ai obtenu haut la main, j’ai un travail, j’ai acheté de nouveaux vêtements… En bref, ma situation est nettement meilleure qu’il y a deux ans, d’autant plus que maintenant, je suis majeur ! Mais tout ça m’a laissé peu de temps pour vivre une love story de première classe, alors je me contente de baiser à droite et à gauche, sans jamais laisser de numéro. Ni d’adresse, parce que mon vice ne va quand même pas jusqu’à changer le nom sur la boîte aux lettres de mon logeur inconnu.






(c) Blood

♣️ CLOSE YOUR EYES, CLEAR YOUR HEART, CUT THE CORD ♣️
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Je suis né un 31 décembre, en plein réveillon. Enfin non, plus exactement ma mère a perdu les eaux pendant le réveillon, mais je suis né à l’hôpital, fort heureusement. J’étais un beau bébé, plutôt grand et mince, et en très bonne santé. Mes parents étaient tous les deux stylistes, et travaillaient ensemble, à leur compte. Même s’il est plutôt difficile d’être reconnu dans ce genre de milieu artistique, ils se sont plutôt bien débrouillés, et l’argent rentrait régulièrement. On ne roulait pas sur l’or, mais on n’était pas malheureux. Un jour, ils ont obtenu un contrat en or, je m’en souviens très bien, je devais avoir huit ans, et c’est ce jour là que mon père a annoncé qu’ils allaient acheter un bateau. Moi, j’étais très fier, j’allais pouvoir me la péter auprès de mes copains, parce que j’avais un bateau, moi. Mes parents, c’était des fondus de navigation, ils y passaient tous leurs week-end : nettoyer, réparer, préparer les cartes, partir en mer, revenir, rêver à la prochaine excursion… Moi ça me plaisait bien le bateau, la seule chose que je n’aimais pas c’est que je ne pouvais pas emmener mon violoncelle. La musique… Voilà ce que mes parents ont trouvé pour me canaliser, moi, un petit gamin plein d’énergie. Ils ont bien vu comment j’étais quand j’écoutais Radio Classique avec mon père, dans la voiture. Tout calme, posé, serein. Alors ils ont rapidement exploité le filon, et m’ont demandé si ça me plairait d’apprendre. Oh que oui ! Aussitôt dit, aussitôt fait, deux mois plus tard j’étais inscrit au conservatoire, et apprenais le piano. Je me débrouillais plutôt bien, j’avais même des facilités, que personne ne savait expliquer, puisque j’étais le seul, dans la famille, à faire de la musique. Mais rapidement, je me suis senti un peu frustré. Le piano c’était bien, mais ça n’avait rien à voir comparé au violoncelle. Ca, c’était un truc qui me plaisait vraiment, alors j’ai demandé à mes parents si je ne pouvais pas plutôt apprendre le violoncelle. Ils ont un peu rechigné, mais ont fini par accepter. Et d’ailleurs, ils ne l’ont pas regretté. Parce qu’autant je me débrouillais bien au piano, autant j’ai rapidement montré qu’au violoncelle aussi, j’avais plus que des facilités ! J’avançais vite, très vite, tellement qu’à peine deux ans après avoir commencé, j’entamais les suites de Bach pour violoncelle. J’étais décidemment doué pour la musique, et faisais ainsi, la fierté de mes parents. Les années passèrent, et a musique occupait une place de plus en plus importante dans ma vie. Mais pour mes parents, mes talents n’étaient pas une raison pour négliger mes études, et j’entrais donc au lycée, avec quelques appréhensions. Un peu perdu, un peu tête en l’air et très distrait pas la musique qui me prenait désormais un temps considérable, je redoublais ma première année. Mes parents me menacèrent de m’interdire le conservatoire si je ne me mettais pas à bosser sérieusement, et cette menace eut sur moi l’effet d’un électrochoc. Je me mis à bosser plus sérieusement, et la fin de mes études se passa pour le mieux. Je n’étais pas un élève modèle, mais j’obtins tout de même mes diplômes, avec plus ou moins de difficultés selon les matières.
Voilà la première partie de ma vie achevée. La seconde est différente, nettement moins drôle et beaucoup plus noire. J’ai dix-huit ans, j’ai fini le lycée et une seule chose m’intéresse : entrer à la Juilliard School, la célèbre école de musique. Je prépare les auditions, je bosse comme un taré, ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Mes parents me proposent de partir en mer pour trois jours, je décline l’invitation : sur le voilier pas question d’emmener mon violoncelle, et j’ai besoin de travailler. Ma mère n’insiste pas, elle sait à quel point cette audition est importante pour moi. Alors, ils partent sans moi. Et ne reviennent jamais. Une tempête a éclaté par surprise, un orage noir qu’aucune station météo n’avait sût prévoir. Deux jours passent sans que je m’inquiète, puis vient le jour où ils auraient dû rentrer. Et je ne les vois pas revenir. Rapidement je panique, j’appelle la police, les pompiers, les sauveteurs en mer, les quelques marins que je connais… Rien n’y fait, je ne les retrouverai jamais. On dit que faire son deuil est une chose difficile, elle l’est encore plus lorsque l’on n’est même pas sûr que ceux que l’on aime soient vraiment morts. Certes on a retrouvé leur bateau, épave détruite par les vagues, mais cependant reconnaissable entre mille, mais jamais je n’eus de nouvelles de mes parents. Parfois je me surprends à les imaginer sur une île déserte, tels des aventuriers perdus vivant à la Robinson Crusoé. Parfois je me dis que tout serait bien plus simple s’ils étaient vraiment morts, s’il existait un cimetière où me recueillir, une pierre tombale sur laquelle pleurer. Les mois passent, mais mon chagrin est toujours là. Ma grand-mère m’a prise sous son aile, mais elle est vieille, terriblement vieille, et son chagrin est aussi tenace que le mien. J’ai laissé passer ma chance pour la Julliard School, les auditions sont closes et je ne m’y suis pas présenté. Je n’avais pas le cœur à faire une chose pareille, et même si je me prends parfois à regretter, je sais que j’aurais été incapable, moins d’une semaine après la disparition de mes parents, de jouer devant un jury, d’oser approcher un bonheur que je n’aurais pu partager avec mes parents. Ma grand-mère fait tout ce qu’elle peut pour m’offrir la meilleure éducation possible, et quand à moi je n’en fais qu’à ma tête, sors tous les soirs, reviens plus ou moins torché, selon les soirées. Je me défonce dès que j’en ai l’occasion, tente vainement de détruire cette douleur en moi qui ne me quitte plus. Un soir, je suis arrêté par les flics, pour ivresse sur la voie publique. C’est ma grand-mère qui vient me déloger de ma cellule, et je déglutis péniblement. Non, je ne boirai plus. En tous cas, plus comme ça. Plus jamais. J’ai dix-neuf ans, ne suis même pas encore majeur, et pourtant je décide de partir. Nous sommes en septembre, je fêterai mes vingt ans dans trois mois, et bien que très jeune je me sens déjà bien adulte. La disparition de mes parents m’a bien endurcie, j’ai mûri d’un seul coup, et je me sens déjà presque vieux. Je ne bois plus. En tous cas, plus comme avant. L’alcool et la drogue ne sont plus un moyen de destruction mais un simple échappatoire. Je me reconstruis petit à petit, refuse toujours de faire mon deuil mais vais mieux, beaucoup mieux. Et ma grand-mère décède. Arrête cardiaque. Elle était vieille aussi, mais quand même, c’était ma mamie à moi, je n’avais plus qu’elle, elle n’avait pas le droit de mourir comme ça. Pas elle. C’était nul, c’était moche. La vie était moche. Alors je décide de partir. De toutes manières plus rien ne me retient ici, j’ai perdu la plupart de mes amis quand je suis parti vivre chez ma grand-mère, qui habitait « à la campagne » et celle-ci n’est même plus là, alors pourquoi rester ? Je ne prends même pas la peine de faire mes bagages, je pars sur un coup de tête, un matin de septembre, avec mon violoncelle sur le dos. En trois jours d’auto-stop, j’arrive à San Francisco. Pourquoi ici ? Je n’en sais rien, cette ville s’est imposée à moi par réflexe, je n’y connais personne mais elle me fait rêver, et puis il y a un très bon conservatoire, là-bas, alors j’y vais. J’arrive exténué, avec quarante-cinq dollars en poche. Je m’écroule sur le premier lit d’hôtel que je trouve, qui m’avale la totalité de mes économies. Alors, le lendemain, je n’ai d’autre choix que de dormir dehors. Enfin, dormir est un grand mot, parce que je ne dors pas de la nuit. Trop peur de me faire voler, agresser… Cette première nuit sans toit est suivie d’une deuxième, puis d’une troisième. Rapidement je n’ai d’autre choix que de faire la manche pour bouffer. Alors je joue du violoncelle, et récolte quelques pièces et un ou deux tickets restaurant. A cette époque j’ai l’impression d’être une merde, mes professeurs du conservatoire m’avaient promis un avenir tout rose dans la musique, la Julliard School, puis les concerts avec de grands orchestre, on m’avait même fait miroiter une place de soliste, et voilà que je me retrouve à jouer dans le métro. Je suis une merde, je pue la merde et je joue comme une merde. Une semaine passe, huit nuits dehors, huit nuits d’enfer, sans dormir, sans manger, à mourir de froid. Alors la neuvième nuit je n’en peux plus, j’ai peur de finir comme ces gens, là-bas, qui dorment dehors depuis dix ans, qui ne se sont pas lavés depuis cinq et qui passent leurs journées à faire les poubelles. Non je ne finirai pas comme eux, je m’y refuse, alors je fais la chose la plus conne, mais aussi la plus brillante que j’aurais pu faire : je défonce la porte d’un loft qui semble inhabité. Il n’y a pas de meubles à l’intérieur, rien, juste un sublime parquet en bambou, une salle de bain flambant neuve, une cuisine de créateur avec plan de travail en marbre… Je suis ébahi, m’installe à même le sol, persuadé que je vais me faire déloger en plein milieu de la nuit. Mais non. Non non, point du tout, personne ne vient, alors je reste une seconde nuit. Puis une troisième. Les jours s’étirent en semaines, en mois, et toujours personne pour me dire de dégager. Désormais je suis chez moi, cette baraque semble abandonnée et ça me convient très bien. Je m’y installe, prends mes marques, achète un matelas, une tringle pour y ranger mes fringues, des fringues, une brosse à dent, des casseroles pour mettre dans ma cuisine de créateur… Bref, je suis chez moi, et même si officiellement je suis un squatteur, je m’en moque. La vie n’a qu’à être moins merdique, et puis de toutes manières je n’ai aucune autre solution. Ca fait maintenant plus d’un an que j’habite ici, et personne ne me dit rien, alors je reste. Je sais qu’un jour je vais devoir partir, mais ça ne m’inquiète pas plus que ça. Désormais je travaille, je joue du piano dans un bar, de quoi me payer à bouffer et à fumer. J’ai aussi passé le concours pour entrer au conservatoire, et suis arrivé premier. Je revis, je sors, je me suis fait quelques amis. Mes parents sont toujours là, dans mon cœur, avec ma mamie, et ils me manquent. Mais maintenant ça va mieux, parce que j’ai un but : plus tard je serai musicien, même si ça signifie d’autres années de galère et de sacrifices.
Voilà mon histoire est terminée, je sais ce que vous allez dire, ce mec n’est vraiment pas gonflé de squatter ainsi pendant deux ans chez un inconnu, ce mec à un bâtard, il aurait dû aider sa grand-mère plutôt que de la laisser mourir de vieillesse comme ça, ce mec est un con de ne pas continuer à chercher ses parents… Et vous savez ce que je vous dis, moi ? Je vous emmerde, perdez vos parents, dormez dans la rue quelques jours, perdez l’envie de vivre, et après on verra. On en rediscutera.





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C. Jarod Wakefield

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MessageSujet: Re: La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron   Ven 18 Juin - 19:33

GASPARD plz
Welcome here & bonne continuation pour ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron   Ven 18 Juin - 20:04

welcomeeee I love you

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    i'm out of character. i'm in a rare form. and if you really know me you know it's not the norm. 'cause i'm doing things that i normally won't do. the old me's gone, i feel brand new. and if you don't like it, fuck you.
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Raphaël C. Fitzgerald

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MessageSujet: Re: La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron   Sam 19 Juin - 12:01

Bienvenue ici Very Happy
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MessageSujet: Re: La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron   Sam 19 Juin - 18:31



    wesh gros alomora Bienvenue parmi nous
    GASPAAAAARD
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L. Baze Olligahan

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MessageSujet: Re: La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron   Sam 19 Juin - 19:32

Bienvenuuuuuue =D
Gaspaaard plz
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MessageSujet: Re: La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron   Mar 22 Juin - 9:30

GASPAAAAAAAAAAAAARD, il est trop boooooooooooooww.
Bienvenue parmi nous, je te valide ;) !

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i'm a bad bad girl i'd kiss that boy again.
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MessageSujet: Re: La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron   

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La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. ♣ Aaron
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